• Rejoignez-nous sur
La Direction Archives et Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (DANTIC) est à vos côtés pour assurer la visibilité des actions du Ministère de l'Environnement et Développement Durable (MEDD).

Mercredi, 25 Septembre 2013 14:06

Sous le haut patronage du Premier Ministre Augustin Matata Ponyo, le Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme vient d’organiser l’atelier national sur l’exploitation illégale et le commerce illicite de bois d’œuvre et des espèces de faune et de flore, en République démocratique du Congo du 11 au 13  septembre à Kinshasa.

 

Ces assises  avaient pour objectif de réfléchir sur la problématique  de l’exploitation illégale  et le commerce illicite des ressources forestières, devenue à ce jour une véritable gangrène  qui  empêche notamment l’Etat de rentrer dans ses droits et  porte préjudice à la pérennité des ressources. Cet atelier a débouché sur un engagement ferme des participants d’accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre effective  des recommandations prises lors de ces assises et dans la traçabilité de coupe du bois en vue de combattre le fléau qui mine le secteur forestier.

 

Le ministre de l’Environnement, Conservation et Tourisme, Bavon N’Sa Mputu Elima, qui clôturait vendredi ces assises, a annoncé la mise en place, dans un bref délai, d’un groupe de travail constitué d’experts en vue de traduire dans les faits les recommandations formulées au cours de ces travaux en une « feuille de route » stratégique, opérationnelle et cohérente. Ce document fixera les responsabilités  et distinguera clairement des actions à court et moyen termes avec celles à long terme devant être menées, y compris leurs indicateurs de progrès accomplis et éventuellement, recadrer les stratégies pour atteindre les résultats escomptés.

 

Il  a également pris l’engagement de poursuivre le programme de renforcement de capacités requises en faveur des agents  afin de conduire à l’adoption  par des usagers, de l’ensemble des mesures et le dispositif de contrôle en cours de développement. Il fera aussi de la collaboration  par un travail  en réseau son cheval de bataille avec tous les services étatiques connexes intervenant dans la vérification de la traçabilité et de la légalité des produits forestiers en circulation  destinés à leur mise sur le marché.

 

« En faisant ainsi, a compris le ministre N’sa Mputu Elima, mon ministère pourrait améliorer non seulement l’image de marque suffisamment terni de son action, et ainsi mettre un terme aux privilèges indus de certains pays frontaliers qui profitent de ce laxisme pour  entretenir, à leur guise, le pillage des ressources naturelles de la République. Tenez ! si l’ordre est remis dans ce secteur, les voisins s’aviseront ».


Les participants aux travaux de cet atelier, ont plaidé pour la non implication des agents et cadres   de l’administration dans l’exploitation forestière, dans leurs recommandations contenues dans le communiqué final  de cet atelier  lu par le secrétaire général à l’Environnement, Vincent Kasulu. Ils ont aussi demandé de préciser les instances de délivrance de différentes autorisations et permis de coupe ou d’exploitation ainsi que d’interdire la délivrance des permis de coupe de bois d’œuvre à la catégorie des exploitants forestiers dite « semi-industriels».

 

Ils ont également insisté sur le renforcement du dispositif actuel de contrôle en ce qui concerne notamment la provenance, le respect des assiettes annuelles de coupe ainsi que des volumes autorisés par essence. Concernant le transport et l’entreposage des produits forestiers, ils ont recommandé notamment de préciser les taxes à prélever par les différents services lors de mouvements de bois sur le fleuve vers Kinshasa, de renforcer le contrôle des radeaux de bois en circulation, de mettre de l’ordre dans le transbordement de bois dans les ports privés et de réglementer le transport par les exploitants forestiers dans leurs engins et embarcations.

 

A propos de l’opérationnalisation de la plateforme informatique SYGEF, les participants à cet atelier ont demandé de favoriser une concertation avec les opérateurs et détenteurs de systèmes informatiques travaillant dans la chaîne de traçabilité (Banque centrale, OCC et MECNT), pour mettre en place un système unifié de gestion et ce, dans le respect des limites  de responsabilités et de mandats dévolus à chaque institution.

Recevez nos infos par e-mail


Recevoir
Gestionnaire du site web : DANTIC  -  Copyright : MEDD